Membres

Magali Bessone (Philosophie, Rennes 1)

Elisabeth Cunin

Elisabeth Cunin est directrice de recherche (DR2) à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et directrice de l’UMR URMIS, Unité de Recherche Migrations et société (CNRS, IRD, Université Paris Diderot, Université de Nice). Elle a été co-responsable (avec B. Chélini-Pont) du pôle sud-est du GIS Institut des Amériques (2014-2016) et directrice adjointe du LIA Centre International de Recherche sur les Esclavages (CIRESC, coordonné par M. Cottias, 2013-2016). Ses recherches actuelles portent sur la racialisation et l’ethnicisation des politiques publiques, dans les sociétés post-esclavagistes, en Amérique latine et dans la Caraïbe (Colombie, Mexique, Belize). Dernières publications : Administrer les étrangers. Migrations afrobeliziennes dans le Quintana Roo, 1902-1940. Paris, Karthala-Collection Esclavages, IRD, 2014 ; avec Odile Hoffmann, « Le Belize, une société pluriculturelle sans politiques multiculturelles? », Problèmes d’Amérique Latine, No. 92, 2015, pp. 91-109 ; “Blackness and mestizaje: Afro-Caribbean music in Chetumal, Mexico”, Journal of Latin American and Caribbean Ethnic Studies, 2014, March, vol. 9, No. 1, pp.1-22.

Sonia Desmoulin-Canselier (Droit, CNRS-Paris 1)

Sarah Mazouz

Docteure en sociologie (2010), Sarah Mazouz est actuellement chercheuse postdoctorante à l’INED au sein du programme Global-Race et coordinatrice du groupe de projet de l’AFSP « EthnoPol » consacré à l’ethnographie politique. Elle a été auparavant Marie Curie Fellow à l’Université Humboldt de Berlin et postdoctorante au sein du programme ERC MORALS – Towards a Critical Moral Anthropolgy. Ses travaux portent sur l’anti-discrimination en France, les dispositifs publics d’insertion professionnelle à l’attention de jeunes issus de classes populaires et racialisés et les politiques de nationalité en France et en Allemagne. Ils se fondent sur une méthode ethnographique et mobilisent les Critical Race studies, la sociologie du droit, la sociologie des politiques publiques et l’anthropologie morale critique. Elle est l’auteure de La République et ses autres. Politiques de l’altérité dans la France des années 2000, Lyon, ENS-Edition, 2017 (à paraître). Elle a aussi participé à deux ouvrages en collaboration: Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l’Etat, Paris, Seuil, 2013 et At the Heart of State. The Moral World of Institutions, Londres, Pluto, Press, 2015. Parmi ses autres publications figurent des articles parus dans la Revue française de sociologie, Genèses. Sciences sociales et histoire, Droit et société, Politix et Raisons politiques.

Carole Reynaud-Paligot (Histoire, NYU)

Julie Ringelheim

Julie Ringelheim est chercheure qualifiée au Fonds national belge de la recherche scientifique (FRS-FNRS) et au Centre de philosophie du droit de l’Université catholique de Louvain (UCL). Licenciée en droit de l’Université libre de Bruxelles (ULB), LL.M. de Cambridge University (Trinity Hall College), elle est Docteure en sciences juridiques de l’Institut universitaire européen de Florence. Ses domaines de recherche incluent le droit européen et international de la non-discrimination, la protection internationale des minorités, la protection des données personnelles, les rapports entre droit et religion et les théories de l’égalité. Parmi ses publications figurent Politiques anti-discriminatoires (avec G. Herman et A. Rea, De Boeck, 2015), Ethnic Monitoring: The Processing of Racial and Ethnic Data in Anti-Discrimination Policies (avec O. De Schutter, Bruylant, 2010) et Diversité culturelle et droits de l’homme. La protection des minorités par la Convention européenne des droits de l’homme (Bruylant, 2006). Elle est également l’auteur de nombreux articles, publiés notamment dans Ethnic and Racial Studies, Modern Law Review, Human Rights Law Review, la Revue trimestrielle des droits de l’homme, la Revue interdisciplinaire d’études juridiques et Administration publique. Elle a été chercheure invitée à New York University, Sciences Po Paris et à la London School of Economics.

Daniel Sabbagh

Docteur en science politique, Daniel Sabbagh est directeur de recherche à Sciences Po (Centre de Recherches Internationales). Il est l’auteur de L’Égalité par le droit: les paradoxes de la discrimination positive aux États-Unis (Paris, Économica, 2003 ; Prix François Furet 2004), dont une version actualisée est parue en anglais sous le titre Equality and Transparency: A Strategic Perspective on Affirmative Action in American Law (New York, Palgrave, 2007), et de Chine/États-Unis: fascinations et rivalités (Paris, CERI-Autrement, 2008 [avec Stéphanie Balme]). Il a aussi codirigé deux ouvrages collectifs : (avec Anna Mountford-Zimdars et David Post), Fair Access to Higher Education : Global Perspectives (University of Chicago Press, 2014) et (avec Magali Bessone), Race, racisme, discriminations : une anthologie de textes fondamentaux (Hermann, coll. « L’avocat du diable », 2015). Avec Gwénaële Calvès, il co-anime au CERI le séminaire « Politiques antidiscriminatoires », et il a dirigé ou codirigé des dossiers sur ce thème parus dans Critique internationale, la Revue internationale des sciences sociales, French Politics, Culture, and Society et Sociétés contemporaines. Parmi ses autres publications figurent des articles dans World Politics, Daedalus, Ethnic and Racial Studies, ThePolitical Science Quarterly et Comparative Education Review. Il a été rédacteur en chef de Critique internationale, revue de politique comparée et de relations internationales à comité de lecture, et enseigne actuellement à Sciences Po. Il est membre du comité de direction de l’Alliance de Recherche sur les Discriminations (ARDIS).

Paul Schor

Paul Schor est maître de conférences en histoire américaine à l’université Paris Diderot, en délégation à l’INED en 2016-2017. Il est l’auteur de Compter et classer. Histoire des recensements américains, Paris, Editions de l’EHESS, 2009 et de nombreux articles et chapitres sur l’histoire de l’immigration, des minorités raciales aux Etats-Unis. Ses recherches actuelles portent sur le rôle des agents et des pouvoirs publics dans la standardisation des modes de vie aux Etats-Unis de 1865 à 1940.

Patrick Simon

Patrick Simon est socio-démographe, Directeur de Recherches à l’Institut national d’études démographiques (INED) (Paris, France) dans l’unité de recherche « Migrations internationales et minorités » et chercheur associé au Centre d’Etudes Européennes de Sciences Po. Il travaille depuis 20 ans sur les relations interethniques et les discriminations dans les sociétés multiculturelles, la division sociale de l’espace (ségrégation résidentielle et politique urbaine), sur les classifications statistiques de la diversité ethnoraciale et sur l’immigration approchée sous de multiples aspects : trajectoires sociales des immigrés et de leurs descendants; processus de constitution et de reproduction des minorités ethniques et raciales  (traitement politique, transmission de la langue et invention culturelle, identités collectives). Patrick Simon co-dirige à l’INED l’enquête « Trajectoires et Origines » sur la diversité des populations en France. Expert pour le Conseil de l’Europe (ECRI), Eurostat et l’ONU (OHCHR), il a été membre du conseil scientifique de la Fundamental Rights Agency (commission européenne) à Vienne de 2009 à 2013, a siégé à l’executive board et au Board of Directors du réseau d’excellence européen IMISCOE (International Migration, Integration and Social Cohesion in Europe) et présidé le comité scientifique « Intégration des immigrés » de l’UIESP (Union Internationale pour l’Etude Scientifique des Populations). Il est membre de l’Observatoire de la Diversité au CSA.