Membres

Magali Bessone (philosophie)

Magali Bessone est professeure de philosophie politique à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’ISJPS (Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne, UMR 8103) et membre associée au CIRESC. Ses recherches portent sur les théories contemporaines de la justice et de la démocratie et les théories critiques des races et du racisme. Elle est l’auteur de Sans distinction de race ? (Vrin, 2013) et a co-édité avec Gideon Calder et Federico Zuolo How Groups Matter ? Challenges of Toleration in Pluralistic Societies (Routledge, 2014) et avec Daniel Sabbagh, Race, racisme, discriminations : une anthologie de textes fondamentaux (Hermann, 2015). Ses autres publications incluent des articles dans the European Journal of Political Theory, the Journal of Applied Philosophy, the Journal of Urban Affairs, Ethique Publique, Global Justice, Raisons Politiques et the International Social Science Journal.

 

Elisabeth Cunin (sociologie)

Elisabeth Cunin est directrice de recherche (DR2) à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et directrice de l’UMR URMIS, Unité de Recherche Migrations et société (CNRS, IRD, Université Paris Diderot, Université de Nice). Elle a été co-responsable (avec B. Chélini-Pont) du pôle sud-est du GIS Institut des Amériques (2014-2016) et directrice adjointe du LIA Centre International de Recherche sur les Esclavages (CIRESC, coordonné par M. Cottias, 2013-2016). Ses recherches actuelles portent sur la racialisation et l’ethnicisation des politiques publiques, dans les sociétés post-esclavagistes, en Amérique latine et dans la Caraïbe (Colombie, Mexique, Belize). Dernières publications : Administrer les étrangers. Migrations afrobeliziennes dans le Quintana Roo, 1902-1940. Paris, Karthala-Collection Esclavages, IRD, 2014 ; avec Odile Hoffmann, « Le Belize, une société pluriculturelle sans politiques multiculturelles? », Problèmes d’Amérique Latine, No. 92, 2015, pp. 91-109 ; “Blackness and mestizaje: Afro-Caribbean music in Chetumal, Mexico”, Journal of Latin American and Caribbean Ethnic Studies, 2014, March, vol. 9, No. 1, pp.1-22.

 

Sonia Desmoulin-Canselier (droit)

Sonia Desmoulin-Canselier est chargée de recherche au CNRS, rattachée au laboratoire Droit et Changement Social (UMR 6297 Université de Nantes/CNRS) et associée à l’Institut des Sciences Juridiques et Philosophiques de la Sorbonne (UMR 8103 Université Paris 1/CNRS) et au Centre d’études des normes juridiques (CENJ/Yan Thomas, EHESS). Titulaire d’un doctorat de droit privé et de sciences criminelles de l’Université Paris 1, ses travaux portent sur les relations entre les sciences empiriques et le droit, entendus comme sommes de pratiques, comme connaissances organisées et comme lieux de pouvoir. Elle a ainsi exploré différents enjeux juridiques en lien avec le développement des nanotechnologies, des neurosciences, des biotechnologies et de la génétique. C’est dans cette perspective qu’elle s’est intéressée à l’usage des catégorisations ethno-raciales en médecine et en génomique (Les catégories ethno-raciales à l’ère des biotechnologies. Droit, sciences et médecine face à la diversité humaine, Editions de la Société de Législation comparée, collection de l’UMR de droit comparé de Paris, vol. 24, 2011) et qu’elle étudie actuellement les liens entre médecine stratifiée, médecine de précision, big data et génomique (notamment dans le cadre du projet DataSanté et dans le RTP Génomique SHS du CNRS dont elle a pris la direction en janvier 2018).

 

Claude-Olivier Doron (histoire et philosophie des sciences)

Titulaire d’un doctorat en histoire et philosophie des sciences et d’un M2 en anthropologie de la santé, Claude-Olivier Doron est maître de conférences en histoire et philosophie des sciences à l’Université Paris Diderot (SPHERE/Centre Canguilhem). Après avoir longtemps travaillé sur l’histoire et l’actualité des rapports entre justice et psychiatrie, ses travaux portent désormais principalement sur une histoire épistémologique et politique de longue durée sur le concept de race (XVIe-XXe siècle) ainsi que sur la manière dont il est investi aujourd’hui au croisement des sciences biomédicales, des tests d’ascendance et des communautés internet (notamment alt-right). Plus précisément, après avoir longtemps concentré son étude sur les XVIIe-XVIIIe siècles, Claude-Olivier Doron travaille sur deux chantiers parallèles : 1) le rôle joué par les traditions libérales, républicaines et proto-socialistes dans l’intégration de la « doctrine des races » pour penser l’histoire et le destin des sociétés politiques en France dans le premier XIXe siècle ; 2) les transformations du concept de « race » dans la génétique des populations humaines et les sciences biomédicales, notamment francophones, entre 1945 et les années 1980. Claude-Olivier Doron est l’auteur de divers articles sur l’histoire et l’actualité de la notion de « race » ainsi que d’un ouvrage sur le sujet L’homme altéré. Races et dégénérescence, XVIIe-XIXe s. (Champ Vallon, Paris, 2016). Un autre (Race, libéralisme et républicanisme en France au début du XIXe s.) est en préparation. Pour l’accès à ses publications, voir son site web.

 

 

Juliette Galonnier (sociologie)

Juliette Galonnier est post-doctorante à l’INED dans le cadre du projet « Global Race ». Elle a obtenu en juin 2017 un double doctorat en sociologie de Sciences Po et Northwestern University. Juliette s’intéresse à la construction sociale des catégories raciales et religieuses, ainsi qu’à leur imbrication. Intitulée Choosing Faith and Facing Race : Converting to Islam in France and the United States, sa thèse consiste en une analyse comparative de l’expérience des converti-e-s à l’islam de part et d’autre de l’Atlantique, qu’elle mobilise comme un prisme pour analyser l’intersection entre « race » et « religion ». Sur ce sujet, elle a publié plusieurs chapitres d’ouvrages ainsi que des articles dans des revues comme Sociology of Religion, Social Compass ou Tracés. Elle est également membre du comité de rédaction de Tracés

 

Sarah Mazouz (sociologie et anthropologie)

Docteure en sociologie (2010), Sarah Mazouz est chargée de recherche au CNRS rattachée au CERAPS. Elle a été auparavant Marie Curie Fellow à l’Université Humboldt de Berlin et postdoctorante au sein des programmes de l’ANR Global-Race et de l’ERC MORALS – Towards a Critical Moral Anthropology. Ses travaux portent sur l’anti-discrimination en France, les dispositifs publics d’insertion professionnelle à l’attention de jeunes issus de classes populaires et racialisés et les politiques de nationalité en France et en Allemagne. Ils se fondent sur une méthode ethnographique et mobilisent les Critical Race studies, la sociologie du droit, la sociologie des politiques publiques et l’anthropologie critique de la morale. Elle est l’auteure de La République et ses autres. Politiques de l’altérité dans la France des années 2000 (Lyon, ENS-Editions, 2017). Elle a coordonné avec Véronique Bontemps et Chowra Makaremi l’ouvrage Entre accueil et rejet. Ce que les villes font aux migrants (Paris, Le Passager clandestin, 2018) et a participé à deux ouvrages en collaboration Juger, réprimer, accompagner. Essai sur la morale de l’État (Paris, Seuil, 2013) et At the Heart of State. The Moral World of Institutions (Londres, Pluto, Press, 2015). Parmi ses autres publications figurent des articles parus dans la Revue française de sociologie, Genèses. Sciences sociales et histoire, Droit et société, Politix et Raison politique.

 

 

Graziella Moraes Silva (sociologie)

Graziella Moraes Silva a rejoint le Graduate Institute de Genève à l’automne 2016 en tant qu’Assistant Professor en anthropologie et sociologie du développement. De 2011 à 2016, elle était au département de sociologie de l’Université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ) au Brésil. Elle est toujours affiliée au programme d’études supérieures en sociologie et en anthropologie (PPGSA) et au réseau interdisciplinaire pour l’étude des inégalités (NIED) de cette même université. Dr. Moraes Silva a reçu son doctorat et son master en sociologie de l’Université d’Harvard aux Etats-Unis. Son travail se situe à l’intersection de la sociologie des inégalités et de la sociologie culturelle. Ses projets de recherche actuels portent sur les relations interethniques en perspective comparée et sur la perception par les élites de la pauvreté et des inégalités. Elle est l’une des co-auteures de Getting Respect: Dealing with Stigmatization and Discrimination in the United States, Brazil and Israel (Princeton University Press, 2016) et de Pigmentocracies: Ethnicity, Race, and Color in Latin America (University of North Carolina Press, 2014). 

 

Carole Reynaud-Paligot (histoire)

Diplômée de l’Institut d’études politiques de Grenoble, docteur de l’EHESS, titulaire d’une habilitation à diriger des recherches (Paris 1), Carole Reynaud Paligot est chercheure associée au Centre de recherche en histoire du XIXe siècle de l’Université de Paris1, elle a enseigné au sein de l’université de Franche-Comté et au sein des antennes parisiennes des universités américaines (U. de New York, U. de Californie) ainsi qu’à Sciences po Paris. Elle est actuellement co-commissaire scientifique de l’exposition « Nous et les autres, des préjugés au racisme » au Musée de l’Homme à Paris. Spécialiste de l’histoire des intellectuels et de l’histoire des processus de racialisation, elle a notamment publié : Parcours politique des surréalistes 1919-1969, Editions du C.N.R.S, 1995, éd. de poche, 2010 ;  La République raciale 1860-1930. Paradigme racial et idéologie républicaine, Paris, PUF, 2006 ; Races, racisme et antiracisme dans les années 1930, PUF, 2007 ; De l’Identité nationale. Science, race et politique. Europe-Etats-Unis. XIXe-XXe siècle, PUF, 2011 ; L’Ecole aux colonies entre mission civilisatrice et racialisation 1815-1940 (à paraître).

 

Julie Ringelheim (droit)

Julie Ringelheim est chercheure qualifiée au Fonds national belge de la recherche scientifique (FRS-FNRS) et au Centre de philosophie du droit de l’Université catholique de Louvain (UCL). Licenciée en droit de l’Université libre de Bruxelles (ULB), LL.M. de Cambridge University (Trinity Hall College), elle est Docteure en sciences juridiques de l’Institut universitaire européen de Florence. Ses domaines de recherche incluent le droit européen et international de la non-discrimination, la protection internationale des minorités, la protection des données personnelles, les rapports entre droit et religion et les théories de l’égalité. Parmi ses publications figurent Politiques anti-discriminatoires (avec G. Herman et A. Rea, De Boeck, 2015), Ethnic Monitoring: The Processing of Racial and Ethnic Data in Anti-Discrimination Policies (avec O. De Schutter, Bruylant, 2010) et Diversité culturelle et droits de l’homme. La protection des minorités par la Convention européenne des droits de l’homme (Bruylant, 2006). Elle est également l’auteur de nombreux articles, publiés notamment dans Ethnic and Racial Studies, Modern Law Review, Human Rights Law Review, la Revue trimestrielle des droits de l’homme, la Revue interdisciplinaire d’études juridiques et Administration publique. Elle a été chercheure invitée à New York University, Sciences Po Paris et à la London School of Economics.

 

Daniel Sabbagh (science politique)

Docteur en science politique, Daniel Sabbagh est directeur de recherche à Sciences Po (Centre de Recherches Internationales). Il est l’auteur de L’Égalité par le droit: les paradoxes de la discrimination positive aux États-Unis (Paris, Économica, 2003 ; Prix François Furet 2004), dont une version actualisée est parue en anglais sous le titre Equality and Transparency: A Strategic Perspective on Affirmative Action in American Law (New York, Palgrave, 2007), et de Chine/États-Unis: fascinations et rivalités (Paris, CERI-Autrement, 2008 [avec Stéphanie Balme]). Il a aussi codirigé deux ouvrages collectifs : (avec Anna Mountford-Zimdars et David Post), Fair Access to Higher Education : Global Perspectives (University of Chicago Press, 2014) et (avec Magali Bessone), Race, racisme, discriminations : une anthologie de textes fondamentaux (Hermann, coll. « L’avocat du diable », 2015). Avec Gwénaële Calvès, il co-anime au CERI le séminaire « Politiques antidiscriminatoires », et il a dirigé ou codirigé des dossiers sur ce thème parus dans Critique internationale, la Revue internationale des sciences sociales, French Politics, Culture, and Society et Sociétés contemporaines. Parmi ses autres publications figurent des articles dans World Politics, Daedalus, Ethnic and Racial Studies, ThePolitical Science Quarterly et Comparative Education Review. Il a été rédacteur en chef de Critique internationale, revue de politique comparée et de relations internationales à comité de lecture, et enseigne actuellement à Sciences Po. Il est membre du comité de direction de l’Alliance de Recherche sur les Discriminations (ARDIS).

 

Paul Schor (histoire)

Paul Schor est maître de conférences en histoire américaine à l’université Paris Diderot, en délégation à l’INED en 2016-2017. Il est l’auteur de Compter et classer. Histoire des recensements américains, Paris, Editions de l’EHESS, 2009 et de nombreux articles et chapitres sur l’histoire de l’immigration, des minorités raciales aux Etats-Unis. Ses recherches actuelles portent sur le rôle des agents et des pouvoirs publics dans la standardisation des modes de vie aux Etats-Unis de 1865 à 1940.

 

 

Patrick Simon (socio-démographie)

Patrick Simon est socio-démographe, Directeur de Recherches à l’Institut national d’études démographiques (INED) (Paris, France) dans l’unité de recherche « Migrations internationales et minorités » et chercheur associé au Centre d’Etudes Européennes de Sciences Po. Il travaille depuis 20 ans sur les relations interethniques et les discriminations dans les sociétés multiculturelles, la division sociale de l’espace (ségrégation résidentielle et politique urbaine), sur les classifications statistiques de la diversité ethnoraciale et sur l’immigration approchée sous de multiples aspects : trajectoires sociales des immigrés et de leurs descendants; processus de constitution et de reproduction des minorités ethniques et raciales  (traitement politique, transmission de la langue et invention culturelle, identités collectives). Patrick Simon co-dirige à l’INED l’enquête « Trajectoires et Origines » sur la diversité des populations en France. Expert pour le Conseil de l’Europe (ECRI), Eurostat et l’ONU (OHCHR), il a été membre du conseil scientifique de la Fundamental Rights Agency (commission européenne) à Vienne de 2009 à 2013, a siégé à l’executive board et au Board of Directors du réseau d’excellence européen IMISCOE (International Migration, Integration and Social Cohesion in Europe) et présidé le comité scientifique « Intégration des immigrés » de l’UIESP (Union Internationale pour l’Etude Scientifique des Populations). Il est membre de l’Observatoire de la Diversité au CSA.